La brochure de convocation aux assemblées générales est désormais LE document que tous les actionnaires consultent. Exit, fini (ou presque) le seul avis du Balo ! L’exigence actuelle de transparence transforme en profondeur ce support de communication devenu le lien de confiance qui unit l’entreprise à tous ses actionnaires. Les informations ne doivent plus être seulement justes, mais détaillées et claires. Et force est de constater que les entreprises ont fait ces dernières années de louables efforts de pédagogie suivant en cela l’exemple des proxy statements US.

Plus de pédagogie pour plus de transparence

L’arrivée en force d’infographies et de tableaux de synthèse a permis à la brochure de convocation de gagner ses lettres de noblesse : des supports plus complets, plus élaborés, plus synthétiques et bien plus faciles à lire. « Les entreprises rendent accessibles l’ensemble des données qui vont permettre à tous leurs actionnaires de se forger leur opinion par eux-mêmes, souligne Julia De Queiros, la responsable études et transparence chez Labrador, c’est un engagement fort de pédagogie ».

Au cœur de la brochure de convocation, deux parties, clairement identifiées, s’étoffent d’année en année : la gouvernance et la rémunération des dirigeants (le Say on Pay). Et il s’agit bien là de poursuivre les efforts déjà entrepris.

Des progrès encore à faire

On regrettera par exemple l’absence des taux d’assiduité des administrateurs. Recommandée et attendue par l’AMF, cette information demeure confidentielle. Elle est pourtant essentielle pour évaluer l’engagement et la contribution de chacun. Coté rémunérations, il y a là aussi quelques progrès encore à faire. Notamment, sur les modalités de détermination des éléments constitutifs de la rémunération, sur les critères quantitatifs et qualitatifs qui fondent la part variable. Quatre ans après l’introduction du Say on Pay en France, on aimerait bien retrouver le niveau atteint pour chacun des objectifs.

Beñat Caujolle