Création de nouveaux critères, confirmation de la place de l’éthique dans l’entreprise, lancement de nouveau Prix, suppression des 6 prix sectoriels… cette 9ème édition des Grands Prix de la Transparence est placée sous le signe de la nouveauté. Le point avec Julia de Queiros, Responsable Conseil, Etudes et Transparence chez Labrador.   

La transparence est un sujet complexe, quelles sont ses limites en matière d’information règlementée ?

Il est important de définir en amont un cadre clair. La transparence ne doit pas mettre en danger l’entreprise. Certaines informations stratégiques, commerciales doivent rester confidentielles pour des raisons d’efficacité. Néanmoins l’opinion publique, les agences de notation, les actionnaires demandent plus de transparence pour mieux mesurer la progression de l’entreprise. En ce sens, elle est créatrice de valeur. Les émetteurs l’ont bien compris. 13 critères « historiques » sont devenus des « standards » et sont adoptés par plus de 97 % des émetteurs.

Labrador a réuni il y a quelques jours le Comité Scientifique pour préparer la nouvelle édition des Grands Prix, quelles sont les nouveautés ?

Le comité a proposé et acté de supprimer les 6 prix sectoriels, pour mieux valoriser les autres lauréats et dynamiser la soirée. Une trentaine de nouveaux critères vont challenger les lauréats dans le cadre de la prochaine édition. Ces critères porteront notamment sur l’actualité règlementaire (devoir de vigilance, Sapin 2, RGPD) et l’amélioration de la présentation de l’information vers toujours plus de pertinence et de pédagogie.

Y a t-il encore des axes de progrès ?

Oui bien sûr ! Prenons l’exemple de la brochure de Convocation. Le critère « présence d’arguments justifiant la proposition de nomination ou de renouvellement d’administrateurs » est rempli correctement par 13 % du SBF 120. La plupart des émetteurs se contente de mettre le nom et la biographie de l’administrateur. C’est insuffisant ! Il est important pour l’actionnaire de connaître les raisons de ce choix.  Il s’agit de valoriser, en quelques lignes, les compétences et l’expertise que l’administrateur apportera au conseil. Cela permet à l’actionnaire de s’assurer que son conseil est en ligne avec la stratégie de l’entreprise.

L’éthique est devenue une composante essentielle de ces Grands Prix, c’est toujours d’actualité ?

L’éthique et la conformité sont des enjeux fondamentaux pour prévenir les nouveaux risques et préserver la réputation de l’entreprise. Ces sujets vont faire partie des critères clés de la Transparence. L’objectif attendu est bien de transformer ces contraintes en opportunités au service de l’image et de la compétitivité des organisations.

Le cru 2018 annonce la création de prix dédiés au Langage Clair, une petite révolution ? 

Effectivement, cette édition fait entrer ces Grands Prix dans ce que j’appelle « le deuxième âge de la transparence ». Jusqu’à présent les piliers de la transparence ne touchaient pas au langage, on évaluait la structure mais pas le contenu. Or, les recherches scientifiques permettent aujourd’hui de juger plus objectivement la qualité du langage. Nous avons conçu une méthode spécifique qui évalue la compréhension de l’information. Nous sommes en effet convaincus que la qualité de l’écriture est un « marqueur » de confiance et d’efficacité pour le lecteur, c’est ce que nous souhaitons démontrer à travers ce Prix.

 

Propos recueillis par Sandrine L’Herminier

Directrice du pôle RSE – Labrador Conseil

 

Les deux dates à retenir

31 juin : fin de collecte des données

3 octobre : Cérémonie de remise des Grands Prix de la Transparence

Note : la liste des nouveaux critères 2018 sera dévoilée comme chaque année à cette occasion, pas avant !

 

Pour toute information complémentaire, contactez transparence@labrador-company.com.